Alfred Mame, pendant la période de la reconstruction, fait appel à Bernard Zehrfuss, architecte engagé, dans la conception d’une usine nouvelle qui serait une œuvre d’art totale. A Zehrfuss, la structure en portique des ateliers et la tour des bureaux, à Jean Prouvé, les sheds des ateliers et les pavillons de direction au sommet de la tour, à Pillet, la colorisation de l’usine. Le déclin de l’imprimerie a engagé un processus de réaffectation porté par la Communauté d’Agglomération et la Société d’Équipement de la Touraine. La valeur symbolique des usines Mame ainsi que ses qualités architecturales et plastiques, ont favorisé un usage nouveau, une École des Beaux-Arts et une pépinière de start-up.
Le projet de restauration restructuration conduit avec Franklin Azzi, architecte mandataire, a permis d’engager une première intervention sur l’ancienne tour, en restituant l’œuvre de Zehrfuss. Les structures de béton ont été consolidées par les techniques nouvelles, les menuiseries métalliques de Prouvé ont été restaurées ou totalement reconstituées, les colorisations des façades par Pillet ont été rétablies. L’École des Beaux-Arts se glisse dans l’architecture-œuvre totale de Bernard Zehrfuss.
