La mosquée de Tsingoni est l’un des bâtiments les plus anciens de l’île, et pourtant toujours en activité aujourd’hui, fait relativement rare à Mayotte. Elle s’inscrit au sein du corpus des mosquées swahilies de l’Océan Indien et de la côte est africaine. Elle se caractérise par sa richesse historique et représente un patrimoine archéologique exceptionnel pour Mayotte et pour la France.
Constituée de structures maçonnées composées de moellons de corail hourdés à la chaux coralienne, elle est construite lorsque Tsingoni devient capitale du sultanat au XVIe siècle, sur les fondations d’un premier édifice attesté dès le XIIIe siècle. Elle est ensuite conservée au fil des siècles avec des modifications au gré des besoins (multiples remaniements de portes, baies, léger agrandissement, bassins, mihrab, etc.). Elle fait l’objet de campagnes de travaux d’agrandissements dans les années 1980 avec notamment l’aménagement d’un patio côté Ouest et d’un minaret au Nord, ouvrages réalisés par l’Atelier Mahorais d’Architecture. Au début du XXIe siècle, de nouveaux aménagements sont réalisés : la modification du patio pour en faire un espace fermé, la création d’un étage au-dessus de celui-ci pour y installer une seconde salle de prières, etc.
Le projet consiste en une restauration générale de la mosquée intégrant la restauration des maçonneries et des couvertures de la mosquée ancienne, la mise en valeur des intérieurs, les aménagements intérieurs des adjonctions récentes, ainsi que l’aménagement des abords.
