Edifiée entre 1923 et 1926 sous la direction d’Emmanuel Le Ray, architecte de la ville de Rennes, la piscine Saint-Georges s’inscrit dans le courant de l’architecture hygiéniste de la première moitié du XXe siècle. Son architecture et ses décors élaborés par les mosaïstes Odorico et Gentil & Bourdet en font un chef d’oeuvre du style Art Déco. La piscine Saint-Georges est également un manifeste des capacités structurelles du béton armé, avec sa voûte et son bassin. L’édifice a conservé une grande partie de ses aménagements et matériaux d’origine. Cette grande authenticité en fait un édifice remarquable et la piscine Saint-Georges compte parmi les monuments modernes de la ville de Rennes. Reconnaissance de sa valeur exceptionnelle, elle a fait l’objet d’un classement récent au titre des monuments historiques en 2016.
L’édifice présente actuellement un état sanitaire peu satisfaisant dû principalement à des défauts d’étanchéité et à des dégradations des structures en béton et du bassin. Certains dispositifs techniques obsolescents ou inexistants génèrent des situations d’inconfort pour les usagers de la piscine. Par ailleurs il est également soulevé des problématiques d’ordre fonctionnel et d’usage (accueil du public, locaux techniques...). Dans ce cadre, la Ville de Rennes a souhaité engager la restauration générale et le renouvellement des installations techniques de l’édifice.
